Le président du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH), Bouzid Lazhari, a affirmé, samedi à Alger, que la révision constitutionnelle qui sera soumise à référendum populaire le 1er novembre 2020, est "un saut qualitatif" en matière de droits et de libertés, faisant du slogan "Algérie nouvelle" portant les revendications du Hirak populaire "une réalité constitutionnalisée".

"La révision constitutionnelle, initiée par le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, accomplit un saut qualitatif important en matière de droits et de libertés, faisant du slogan Algérie nouvelle portant les revendications du Hirak populaire originel une réalité constitutionnalisée", a déclaré M. Lazhari dans un entretien à l'APS, soulignant que les droits de l'Homme "bénéficient d'une attention particulière", à commencer par le préambule de la Constitution.

Précisant que le préambule compte "un nouvel alinéa qui prévoit l'attachement de l'Algérie aux droits de l'Homme tels qu'ils sont stipulés dans la Déclaration universelle des droits de l'Homme", outre "l'attachement à la paix, aux droits de l'Homme et au développement", M. Lazhari a fait savoir que ce préambule "envoie un signal fort sur la philosophie du pouvoir en Algérie qui est basée sur le respect et la promotion des droits de l'homme".

Etayant ses propos, le même intervenant a cité "la consécration d'un Titre pour les droits de l'homme dans la nouvelle Constitution" de 39 articles (art. 34 à art.73) après avoir été de 30 articles dans la Constitution de 2016. Dans ce Titre, il est énoncé "de nouveaux droits à l'instar du droit à la vie, à l'eau potable, du droit du citoyen à déposer plainte auprès des instances et des administrations publiques". Soulignant que plusieurs autres droits ayant trait aux droits de l'homme "existaient déjà", le président du CNDH a soutenu que la nouvelle Constitution a veillé "à leur renforcement", tels que "la liberté de circulation en dehors du territoire national, le renforcement des éléments de la liberté de la presse, y compris la presse électronique, la consolidation du devoir de l'Etat envers les catégories vulnérables, l'adoption de la simple déclaration au lieu de l'autorisation pour garantir le droit aux manifestations pacifiques et à la création des associations", des droits "adoptés par plusieurs pays développés", outre "l'élargissement du champ de la saisine".

M. Lazhari a affirmé que la nouvelle Loi fondamentale du pays "a non seulement renforcé les droits et les libertés, mais elle a mis en place les moyens et les mécanismes pour assurer leur exercice", soulignant "l'orientation de la nouvelle Constitution vers la consécration de l'indépendance totale du pouvoir judiciaire et l'institution d'une Cour constitutionnelle", étant donné que le pouvoir judiciaire "est le garant et le gardien" de ces droits.

Après avoir rappelé que le CNDH avait entamé depuis le 16 septembre une campagne pour expliquer le contenu de la révision constitutionnelle à l'opinion publique dans le cadre de ses prérogatives "de notification et d'information", le président du CNDH a appelé "toutes les franges du peuple algérien à exercer "leur droit au vote" sur cette révision constitutionnelle le 1er novembre prochain.

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