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Adel Bensaci, chef d’entreprise et président du cluster «Mécanique de précision», a indiqué que «l’industrie de la sous-traitance est un domaine qui peut apporter une valeur ajoutée considérable pour l’économie». En précisant que «l’industrie de la sous-traitance peut représenter jusqu’à 10% de l’économie nationale».

Néanmoins, il a conclu que pour atteindre ce pourcentage, «il faut orienter nos efforts vers les secteurs porteurs que sont l’automobile et surtout l’industrie des hydrocarbures». Selon M. Bensaci toujours, l’industrie de la sous-traitance peut être un formidable outil de substitution : quant on sait que le besoin en PDR pour SONATRACH est estimé entre 3 et 4 milliards $ pour l’industrie pétrolière et que l’importation de kits de véhicules s’élève à 4 milliards par an. La volonté affichée du groupe SONATRACH d’intégrer 55% en local d’ici 2030 est ambitieuse et permettrait le renforcement du tissu des PME et la création de 10.000 PME et 1.000.000 d’emplois supplémentaires, plusieurs milliards de devises lourdes d’économie pour le pays et l’augmentation de la part de la valeur ajoutée par les PME de 6% à 10%. Pour l’automobile, le gouvernement compte stimuler la création de plateformes d’assemblage de véhicules entiers en partenariat avec des constructeurs internationaux, pour devenir un hub de construction régional. Cette politique ne peut réussir que par le suivi des actions engagées, l’identification et l’accompagnement des entreprises pouvant devenir des champions nationaux et l’établissement d’un calendrier d’actions. De plus, les actions engagées doivent faire l’objet d’une évaluation régulière en vue de les améliorer. Ce sont les conditions nécessaires pour permettre à l’Algérie de faire passer le faible taux de pièces fabriquées localement de 15% à 40-50%, dans les prochaines années et étendre la production algérienne. Aussi, la fabrication de composants ne peut réussir que par le truchement la création des partenariats stratégiques des fabricants de composants avec les grands fabricants internationaux, cela afin d’intégrer la chaine de valeurs internationale. De plus, Adel Bensaci a appelé à utiliser les lieux de concertation, tels que les associations patronales et professionnelles, clusters, Bourses, etc. Et de créer des canaux de communication et de collaboration pérennes entre les assembleurs, donneurs d’odre et sous-traitants. Quant à Nacéra Haddad, vice-présidente du Forum des chefs d'entreprise (FCE), elle a évoqué la nécessité impérieuse de donner des responsabilités aux professionnels dans le domaine de la sous-traitance industrielle, étant sur le terrain et au fait de la situation du secteur de l’automobile et de l’industrie de la sous-traitance, ils sont conscients des défis à relever. Pour sa part, M. Berkouk, expert financier s’est montré prudent quant à la réussite de l’implantation d’une industrie automobile pérenne et créatrice de richesse en Algérie, car on ne peut obliger les constructeurs à intégrer localement. Selon lui, « Il est impératif de concentrer nos efforts sur SONATRACH et SONELGAZ, principaux importateurs en Algérie et qui sont de grands donneurs d’ordre au niveau mondial. Ce sont eux qui peuvent impulser une réelle politique d’implantation industrielle avec des partenaires de renom et avec les PME ». En résumé, la Journée thématique sur le développement et la sous-traitance industrielle, organisé par la Cipa pour les professionnels au siège d’Aromes d’Algérie, présidée par Ziani Abdelwahab,  s’est articulée autour de plusieurs thématiques relevant de la présentation de la situation de la sous-traitance industrielle en Algérie & rôle du Cluster ainsi que des secteurs porteurs. Les participants ont eu également à débattre les conditions de réussite (de la sous-traitance industrielle en Algérie).

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