Les déplacements forcés de population concernent 68,5 millions de personnes

Pourtant l’Algérie compte trois catégories de réfugiés et c’est visible quotidiennement dans toutes les villes d’Algérie. Les réfugiés sahraouis qui se trouvent à Tindouf, les réfugiés syriens et les Subsahariens qui sont, tous, enregistrés et mandatés par le HCR. Selon le représentant de ce dernier à Alger, Hamdi Bukhari, des milliers de refugiés, sahraoui, africains et syriens se trouvent en Algérie depuis plus d’une décennies. Selon  Amnesty International: l'Algérie compte plus de 100.000 migrants, pour ce par dire plus. Plus de 12 000 personnes, des réfugiés afflux annuellement vers l’Algérie.

A ce propos l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés, se contredit, puisque elle annonce des chiffres sans toutefois souligner le rôle de l’Algérie dans l’accueil et la protection des milliers de réfugiés sur le territoire algérien.  Selon le HCR –– le nombre de personnes contraintes de migrer en raison des persécutions, des conflits ou des violences a atteint un chiffre sans précédent en 2017 (source : Tendances mondiales 2017). Environ 40 millions de personnes sont déplacées à l’intérieur de leur pays, tandis que 25,4 millions ont trouvé refuge à l’étranger. Contrairement à une idée largement répandue, 85 % de ces réfugiés se trouvent dans des pays en développement. Le reste d’entre eux vit dans quelque 55 pays à revenu élevé, dont 970 000 en Allemagne.  Cet afflux de réfugiés met les ressources des pays d’accueil à rude épreuve. Au Liban, pays qui compte le plus grand nombre de réfugiés par habitant, environ un habitant sur quatre est un réfugié syrien, et le taux de pauvreté dans la population réfugiée syrienne atteint 70 %. L’Ouganda abrite actuellement plus d’un million de réfugiés sud-soudanais. En 2017, quelque 655 500 personnes en trois mois ont fui le Myanmar pour le Bangladesh ; ils sont aujourd’hui plus d’un million à Cox’s Bazar, dans ce qui constitue le plus grand camp de réfugiés au monde. Environ 3 millions de personnes ont quitté le Venezuela ces dernières années en raison de la crise économique grandissante qui y sévit, mais la plupart d’entre elles n’ont pas le statut officiel de réfugié. Selon l’Organisation internationale pour les migrations, plus d’un million se sont installées en Colombie.

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