Le président de l'Organe national de prévention et de lutte contre la corruption (ONPLC), Tarek Kour a appelé, jeudi à Alger, l'ensemble des acteurs de la société civile à contribuer à l'élaboration de plans d'action sur le terrain en matière de lutte contre la corruption et à l'adhésion à une démarche de sensibilisation et de promotion du civisme pour lutter contre ce phénomène. 

"La société civile, toutes franges confondues, doit jouer un rôle 'pivot' dans l'élaboration de la politique globale de prévention contre la corruption, a déclaré M. Kour à l'ouverture des travaux d'une journée d'étude sur "l'élaboration de l'avant-projet de la politique globale de prévention contre la corruption". "Cette journée d'étude s'inscrit dans le cadre d'une série de rencontres de consultations lancées par l'organe dans le but d'associer l'ensemble des acteurs de la scène nationale pour contribuer à la conception de l'avant-projet de la politique globale de prévention contre la corruption", a-t-il précisé, ajoutant que "cet avant-projet sera concrétisé dans la cadre d'une coopération avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Après signature d'une convention de coopération par les deux parties". Après avoir appelé l'ensemble des acteurs de la société civile à contribuer au parachèvement de l'Etat de droit dans le cadre d'une démocratie participative, en vue de consacrer une politique globale de prévention contre la corruption", le président de l'ONPLC a insisté sur "la nécessité de s'inspirer des expériences des pays avancés en matière de prévention et de développement". Rappelant les pas franchis par l'Etat en matière de prévention contre la corruption, à travers le démantèlement de ses réseaux  et le tarissement de ses ressources, M. Kour a affirmé que "les pouvoirs publics se chargent de poursuivre les personnes impliquées dans les affaires de corruption, quels que soient leurs fonctions ou leur rang social". Il a fait savoir, en outre, que la vision de l'ONPLC tend à "instaurer les règles d'intégrité, de transparence et de responsabilité à travers l'élaboration d'une politique de lutte contre la corruption", mettant en avant l'importance de l'adhésion de tous les acteurs à  cette démarche, sans restriction aucune, car cette politique, a-t-il expliqué, "reflète la doctrine de l'Etat dans la prévention contre ce phénomène mais trace également ses axes stratégiques et sa politique sectorielle". En vue d'encourager la prévention et la lutte contre la corruption, M. Kour a annoncé que son instance œuvrait à l'institution du "Prix national pour la meilleure action sur le terrain de lutte contre la corruption" avec la participation de tous les acteurs notamment de la société civile et des organisations activant en la matière. "L'élaboration d'une politique de lutte contre la corruption vise à fixer les principaux objectifs de prévention et de lutte pour consolider l'intégrité des fonctionnaires publics, outre la sensibilisation aux risques de la corruption, le renforcement du contrôle, l'implication de la société publique dans la prévention contre ce phénomène et la consécration des règles de gouvernance pour l'instauration de l'Etat de droit", a-t-il souligné. Cette politique met l'accent également sur l'importance de l'intégrité, de la transparence et de la responsabilité dans la gestion des deniers publics et le soutien au rôle de la justice et des organes de contrôle dans la prévention contre la corruption notamment dans le secteur économique et des affaires.

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