Le ministre de l'Habitat, de l'urbanisme et de la ville, Kamel Nasri, a affirmé vendredi à Alger que l'Etat algérien "ne renoncera pas" à son "caractère social" et que le dernier mot "reviendra toujours au peuple".

"Le caractère social de l'Etat algérien prévu par la déclaration du 1er novembre et consacré par le projet de révision de la Constitution est intangible. Le dernier mot revient au peuple dont les intérêts seront toujours défendus par l'Etat", a souligné M. Nasri lors d'une journée de sensibilisation dans le cadre de la campagne référendaire organisée par l'Union nationale de citoyenneté et des droits de l'homme à Chéraga (Alger Ouest).

Le projet de révision de la Constitution "a assis les fondement de l'Etat algérien avec la préservation de son caractère social, la suppression de toutes les disparités, la promotion de la Justice sociale, la garantie de la transparence dans la gestion des affaires publiques et l'éradication des disparités régionales en matière de développement, outre l'encouragement à la construction d'une économie diversifiée".

Il a indiqué, à ce propos, que le parachèvement des différentes formules de logements en faveur de l'ensemble des franges sociales était garanti par la Constitution qui stipule en son article 63e que "l'Etat veille à assurer au citoyen l'accès au logement, notamment pour les catégories défavorisées".

"La nouvelle Constitution constitue une véritable concrétisation des revendications du Hirak populaire ayant fait sortir l'Algérie du tunnel", a-t-il déclaré, ajoutant que "le projet d'amendement constitutionnel ouvrira la voie à l'édification d'une Algérie forte de ses institutions et consacrera les droits et libertés tout en assurant l'égalité entre citoyens en matière de droits et devoirs afin d'aplanir les entraves empêchant la participation du citoyen à la vie politique, économique, sociale et culturelle".

Le ministre a appelé, dans ce sen, à voter "Oui" au sur le projet d'amendement de la constitution, estimant que la prochaine échéance jettera des ponts de l'édification de l'Algérie nouvelle".

De son côté, le président de l'Union nationale de citoyenneté et des droits de l'Homme, Ali Benrached , a qualifié le projet d'amendement de "référence importante" dans la gestion des affaires du citoyen et de l'Etat, précisant que les libertés et les droits de l'Homme ont bénéficié d'une "importance majeure" à travers notamment l'engagement des pouvoirs publics au respect des dispositions constitutionnelles relatives aux droits fondamentaux et aux libertés publiques.

Il a également estimé que les nouveaux articles prévue par le projet d'amendement constitutionnel constituaient un "bond qualitatif" en matière des droits de l'homme et de droit à la citoyenneté.

Pin It