Le ministre de la Justice, Garde des sceaux, Slimane Brahmi, a indiqué mardi à Alger que son secteur demeurerait le "point d'ancrage" pour la réalisation des objectifs majeurs auxquels aspire le peuple algérien avec l'accompagnement d'une magistrature "compétente" et "exempte de toute subjectivité". Le secteur de la Justice "est appelé à poursuivre sa progression constante, à continuer à veiller à s'acquitter pleinement de son rôle et à se tenir prêt à interagir avec les changements que connait le pays", a précisé le ministre de la Justice, vice-président du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), dans une allocution à l'ouverture des travaux de la 1ère session ordinaire du Conseil pour l'année 2019.

Le pouvoir judiciaire est une "importante force institutionnelle qui veille à la consécration des droits et des libertés et à l'application de la loi sur les bases de justice et d'équité et dans le respect de la dignité et des droits de l'homme", a souligné le Garde des sceaux. La tenue de cette session intervient dans un contexte national "exceptionnel" dans lequel "la justice est investie de grandes responsabilités qui en font l'un des principaux acteurs institutionnels sur lesquels l'on mise pour gérer au mieux l'étape actuelle tel qu'escompté par la nation", a soutenu le ministre. Après avoir annoncé l'installation des nouveaux membres du Conseil supérieur de Magistrature (CSM) dans le cadre du renouvellement de la moitié de ses membres, le ministre a passé en revue l'ordre du jour qui a porté principalement sur l'examen de la carrière des magistrats et "l'engagement vis-à-vis des principes de valeur issus de la charte de déontologie et des nobles objectifs que la société attend de la justice et qui tendent à conférer davantage d'immunité au pouvoir judiciaire et à renforcer sa place pour lui permettre de s'acquitter pleinement de son rôle". "Il s'agit là des seules considérations susceptibles, en toutes circonstances, de répandre justice et équité et de purifier le pays et la société". S'adressant aux membres du CSM, le ministre à déclaré que cette instance, de par ses prérogatives et l'arsenal juridique dont elle dispose, pourrait proposer des recommandations aux fins d'"améliorer la qualité de la formation continue et de l'organisation judiciaire, en mettant en place les normes requises pour confier les responsabilités dans certaines fonctions de qualité". Des recommandations, a-t-il dit, susceptibles de "répondre aux exigences de la pratique judiciaire et son orientation vers la diversité, la spécialisation, la précision, complexité et le renouveau". "Il existe une élite judiciaire capable de concrétiser les objectifs tracés et de s'adapter aux derniers développements sur la scène nationale, une élite investie de lourdes missions et sur laquelle de grands espoirs sont fondés", a-t-il conclu.

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