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Il suffit de bien parcourir et bien écouter le discours du chef de l’Etat pour comprendre que le pouvoir en place représenter par Abdelkader Bensalah ou Gaid Salh ou encore à un degré moindre les membres du gouvernement actuel, ne pas avoir cette intention ou cette ténacité de garder les règnes du pouvoir. En tout cas, c’est l’avis mitigé de certains citoyens que nous avons interrogés dans les rues d’Alger mais qui ne semblent pas aussi convaincus de la sincérité des figures de l’ancien régime, sous Bouteflika. Même si, le chef de l'Etat, Abdelkader Bensalah, a déclaré, dans son discours prononcé jeudi soir, que la situation "exceptionnelle" que vit le pays "m'oblige à continuer à assumer la charge de chef de l'Etat jusqu'à l'élection du Président de la République". Dans un discours à la Nation, M. Bensalah a affirmé que cette situation "m'oblige à continuer à assumer la charge de chef de l'Etat jusqu'à l'élection du Président de la République, et je suis parfaitement conscient de l'ampleur de cette responsabilité", a-t-il affirmé dans un discours à la Nation. "Cette situation exceptionnelle nous interpelle tous sur l'impératif de faire appel à notre intelligence collective en vue de faire prévaloir la sagesse et la pondération nécessaires pour surmonter les obstacles à l'origine de la conjoncture actuelle et construire ensemble la prochaine étape, en réunissant les conditions indispensables ainsi que les mécanismes à mettre en place afin de garantir au scrutin présidentiel toutes les chances de succès", a-t-il soutenu à ce propos. Le chef de l'Etat a rappelé que "le Conseil constitutionnel avait prononcé, dimanche dernier, le rejet des deux dossiers de candidature déposés auprès de lui en vue de l'élection du Président de la République initialement prévue le 4 juillet 2019, déclarant ainsi l'impossibilité de tenir cette échéance à la date prévue et sa réorganisation de nouveau". "Il a considéré que dès lors que la Constitution prévoit que la mission essentielle dévolue à celui investi de la charge de Chef de l'Etat est d'organiser l'élection du Président de la République, il y a lieu de réunir les conditions adéquates pour l'organisation de cette élection dans la transparence et la neutralité en vue de préserver les institutions constitutionnelles qui concourent à la réalisation des aspirations du peuple souverain", a-t-il encore dit. Il a mis en avant, dans ce sens, la décision du Conseil constitutionnel selon laquelle "il revient au Chef de l'Etat de convoquer de nouveau le corps électoral et de parachever le processus électoral jusqu'à l'élection du Président de la République et la prestation du serment constitutionnel". M. Bensalah a rappelé avoir "appelé, de bonne foi lors de mes précédents discours, au dialogue et à la concertation", en s'engageant à "garantir au scrutin présidentiel toutes les conditions d'une élection régulière, libre et transparente, telle que souhaitée par notre peuple".
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