Invité du forum du quotidien El Moudjahid, M. Abderrezak Makri a lance un boulet rouge contre le général de corps d’armée, Ahmed Gaid Slah en déclarant, «L'institution militaire qui doit prendre conscience que "l'élection présidentielle ne peut se tenir le 4 juillet prochain", doit trouver une solution pour la mise en œuvre d'une feuille de route qui concrétise la volonté du peuple».

Il a par ailleurs sommé l’institution militaire à «assumer toutes ses responsabilités pour accompagner l'étape actuelle». Indiquant que «De par son poids et son positionnement, l'institution militaire doit aider à trouver une solution à la crise», en précisant que «tous les pays négocient avec leurs armées en temps de crises».  Encore plus fort dans son intervention, puisque le président du MSP estime que la sortie de crise exige «la démission du président du Conseil Constitutionnel actuel pour que le chef de l'Etat désigne une personnalité de consensus cautionnée par le Hirak, à condition qu'il démissionne, à son tour, et qu'il soit remplacé par une autre personnalité civile qui veillera, dans un délai n'excédant pas 9 mois, à former un gouvernement de consensus, avant la tenue d'élections supervisées par une commission indépendante». Se plaçant au centre de toutes les solutions de cette crise, Makri dira, le MSP «approuve toutes les personnalités cautionnées par le Hirak pour la gestion de la période de transition». Revenant sur le mouvement populaire, le appui le hirak et indique que, «la poursuite du hirak qui puise sa force de son caractère populaire et l'exigence de la solution pacifique constituent l'unique voie pour concrétiser le reste des revendications, et à leur tète le départ des symboles de l'actuel système».  

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