Le ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum a reçu en audience jeudi à Alger, le Sous-secrétaire d'Etat adjoint américain en charge des questions du Proche-Orient, David Schenker, indique un communiqué du ministère. A noter que  SCHENKER, effectue une visite de travail en Algérie, les 06 et 07 janvier 2021. Boukadoum reçoit le Sous-secrétaire d'Etat adjoint américain pour le  Proche-Orient | Radio Algérienne

     Cette rencontre a été l’occasion de faire une évaluation exhaustive et franche de l’état des relations bilatérales algéro-américaines dans les divers domaines de coopération.

Les deux responsables ont, par ailleurs, longuement échangé sur les questions régionales et internationales d’intérêt commun, y compris le Sahara occidental, le Mali, la Libye, et la situation prévalant dans la région du Sahel et au Moyen-Orient. A cet égard, M. BOUKADOUM a souligné la nature du rôle attendu des Etats-Unis pour faire avancer les causes de la paix sur les plans régional et international, dans l’impartialité qu’exigent les défis actuels.

Au cours de cette audience, "M. Boukadoum a souligné la nature du rôle attendu des Etats-Unis pour faire avancer les causes de la paix sur les plans régional et international, dans l'impartialité qu'exigent les défis actuels",  indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

Une déclaration faite dans le contexte d'un échange sur "les questions régionales et internationales d'intérêt commun, y compris le Sahara occidental, le Mali, la Libye et la situation prévalant dans la région du Sahel et au Moyen-Orient", précise le communiqué.

L'année 2020 a été marquée, sur le plan international, par les actions menées par le président américain sortant, Donald Trump en vue de convaincre des pays arabes de normaliser leurs relations avec l'entité sioniste. Le 10 décembre dernier, Trump avait déclaré reconnaître officiellement la prétendue souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental en contrepartie de la normalisation des relations entre le Maroc et Israël. Une décision qui a été largement critiquée au niveau international  mais aussi aux Etats-Unis et au sein même du parti du président sortant.

L'annonce faite par Trump a été condamnée principalement parce qu'elle va à l'encontre des résolutions de l'Organisation des Nations unies (ONU) en faveur d'un référendum d'autodétermination au profit du peuple sahraoui, mais également parce qu'elle contredit la position américaine par rapport à ce dossier.

Cette décision parasite, d'autre part, le rôle que les Etats-Unis sont supposés jouer au sein du Conseil de sécurité des Nations unies, puisqu'ils prennent en charge la fonction de porte-plume des résolutions sur le Sahara occidental, ce qui implique une neutralité de fait.

Le 24 décembre dernier, la délégation allemande à l'ONU s'était précisément attardée sur ce point, rappelant aux Etats-Unis leur devoir d'impartialité en ce qui concerne cette question.

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