Le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, a exposé mardi au Forum économique mondial de Davos (Suisse), l'expérience algérienne en matière de réconciliation nationale, conduite par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika.

La session qu'a animée M. Messahel sur le thème "Paix et réconciliation", a été marquée par un débat intense sur l'expérience algérienne en matière de réconciliation nationale. Ce débat a démontré l'intérêt accordée à l'expérience algérienne en la matière et la politique de réconciliation nationale, conduite par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika.

Cette réconciliation a permis à l'Algérie de mettre un terme à la tragédie nationale des années quatre-vingt-dix. Intervenant à ce sujet, M. Messahel a souligné que la politique de réconciliation nationale en Algérie a permis de "refermer définitivement les plaies de la tragédie nationale qui a endeuillé son peuple durant les années quatre-vingt-dix, pour ramener la paix dans les cœurs, dans les esprits et dans les comportements de ses citoyens et des institutions nationales et pour ressouder la cohésion nationale et consacrer les efforts et les ressources nationales au seul objectif qui vaille la peine, à savoir le développement socioéconomique et une dynamique constante de modernisation du pays et d'amélioration des conditions de vie de sa population". Dans le même ordre d'idées, il a ajouté que le peuple algérien "a privilégié, à l'initiative et sous la conduite du président Abdelaziz Bouteflika, la sage voie de la concorde civile, de la réconciliation nationale et du vivre ensemble en paix, dans le respect par tous de l'ordre constitutionnel démocratique et républicain et dans le respect aussi des lois de la République". "Ce choix est venu conforter, par des voies exclusivement pacifiques, la lutte que le peuple tout entier livrait, aux côtés des services de sécurité et sous l'égide de l'Armée nationale populaire, aux groupes terroristes", a ajouté le ministre. Evoquant la politique de réconciliation nationale, il a précisé que cette démarche de paix reposait sur "des principes et règles qui s'articulent autour, notamment du respect de la volonté libre et souveraine du peuple en tant qu'unique source de légitimité, de la responsabilité première et essentielle de l'Etat dans la protection des personnes, des biens et du maintien de l'ordre, du respect par tout un chacun des exigences qu'impose la vie en commun et le vivre ensemble en paix, de l'indispensable contribution de tous à la restauration de la concorde civile et de la réconciliation, de la promotion d'un esprit de large rassemblement dans l'œuvre commune de reconstruction nationale". "Ces principes et règles prônaient aussi le respect mutuel des convictions de chacun, la compétition pacifique des idées et des programmes, la garantie des droits constitutionnels intangibles aux libertés publiques et individuelles, l'égalité de tous et de toutes devant la loi, la promotion des libertés démocratiques, l'encouragement de l'expression libre, le débat d'idées, la réhabilitation du travail et du mérite, la nécessité de la lutte contre les fléaux sociaux et contre les dérives portant atteintes aux droits du citoyen, l'exigence de trouver ensemble, entre Algériens, la solution et d'assumer solidairement notre destin collectif et de réaliser le salut national seuls sans interférence extérieure", a affirmé M. Messahel. Cette session a enregistré la participation des ministres des Affaires étrangères de Qatar et du Liban, de la ministre du Commerce extérieur et du développement de la Coopération des Pays-Bas et du Premier ministre de l'Afghanistan. Elle a été modéré par Robin Niblett, directeur de "Chatham House".

 

Pin It