Avec la convocation du corps électoral par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, pour le 18 avril prochain, le processus de l'organisation de l'élection présidentielle, un rendez-vous politique national majeur, est enclenché et se déroulera pour la première fois dans le cadre de la Constitution de 2016 et de la nouvelle loi relative au régime électoral.

Amar Ghoul, (TAJ)

Le parti Tadjamou Amel Al-Djazaïr (TAJ) a salué, vendredi, la convocation du corps électoral par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika pour l'élection présidentielle, le 18 avril prochain, appelant l'ensemble du peuple algérien à contribuer à la réussite de cette échéance. Dans une déclaration à la presse, à l'issue de l'annonce de la signature, par le président de la République, d'un décret présidentiel convoquant le corps électoral pour l'élection présidentielle, le 18 avril prochain, le parti TAJ a appelé l'ensemble du peuple algérien à "contribuer à la garantie d'un climat de calme et de sérénité, pour faire de cette élection présidentielle une réussite et une fete démocratique en Algérie". Le parti TAJ a affirmé qu'il jouera "un rôle central et primordial dans cette élection afin de préserver les acquis de la stabilité et du développement dans une Algérie sure, stable, forte, développée et pionnière dans le concert des Nations". A cette occasion, TAJ a réitéré son appel au président Bouteflika en vue de continuer à conduire le pays "en se représentant à cette échéance", réaffirmant "son soutien permanent, constant et continu au président de la République".

Abdellah Djaballah, (FJD)

Le président du Front Justice et Développement (FJD), Abdellah Djaballah a affirmé, vendredi, que le Conseil consultatif national (Madjlis Choura) tranchera la question de la participation à la prochaine élection présidentielle. Dans son allocution à l'ouverture des travaux du séminaire national des structures organiques, tenu au siège national du parti à Alger, M. Djaballah a précisé que "le Conseil consultatif et les structures du parti sont les seuls habilités à trancher la position du parti quant à sa participation à la prochaine élection présidentielle", soulignant "l'inutilité de sa participation, en tant que personne, à cette échéance électorale". Il a appelé à la nécessité d'opérer une réforme substantielle dans le régime électoral, en confiant l'organisation des élections à une instance  impartiale et indépendante dont le président et les membres doivent être "élus" et non nommés. M. Djaballah a cité parmi les conditions juridiques et politiques garantissant la transparence des élections, la garantie du financement de cette instance à partir du budget général du gouvernement, après débat au parlement, critiquant dans ce cadre la Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE).

Moussa Touati, FNA

Le président du Front national algérien (FNA), Moussa Touati, a indiqué vendredi à Khenchela que sa formation politique "respecte la décision de convocation du corps électoral du Premier magistrat du pays, Abdelaziz Bouteflika", annoncée ce vendredi  pour l'élection présidentielle qui se déroulera le jeudi 18 avril. M. Touati a, néanmoins, proposé, dans son allocution prononcée à l'ouverture des travaux d'une conférence régionale regroupant les cadres du FNA de la région Est du pays, "une période de transition durant laquelle l'actuel mandat du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, sera prolongé". Il a ajouté que la période de transition "doit être accompagnée par la révision de la Constitution"qui doit, a-t-il appuyé, "exprimer la volonté du peuple". Evoquant, par ailleurs, le phénomène de l'émigration clandestine qu'il a imputé "à une crise d'identité que vivent les jeunes", le président du Front national algérien a appelé ces jeunes à "s'armer de patriotisme et à contribuer à l'édification de leur pays" au lieu, a-t-il soutenu, "de fuir la réalité".

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