Ouyahia souhaite éviter les retards et les surcoûts des projets:
Par Mouloud Aoudia
 Dans une allocution à la clôture de la réunion gouvernement-walis, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia a, dans son style classique, appelé les  walis à mieux s’organiser pour avoir plus d’emprise sur les facteurs du développement local et sur la rationalisation des dépenses. Ouyahia a ainsi précisé qu’il était nécessaire de maîtriser le programme actuel  de développement d’une valeur globale de 13,500  milliards de dinars, en évitant les retards qui induisent la réévaluation. Le Premier ministre a en fait ouvert le dossier des surcouts engendrés par des  projets mal pensés et mal gérés. Et cela coûte cher au Trésor public. Pour illustrer ses propos, il avancé une série de chiffres, faisant savoir que la loi de finances 2019 ( PLF 2019) a prévu un montant de 500 milliards de dinars consacrés à la réévaluation des projets en raison du retard cumulé dans les projets. Le PLF 2019 a prévu un budget d’équipement à 3.602,7 milliards de dinars, en baisse de 11%. Presque la moitié (48,4 %) est affectée au financement des nouveaux programmes, soit 1.180,5 milliards de dinars, et les 56,6 % restant au financement des programmes en cours de réalisation, soit 1.257,75 milliards de dinars. Les 500 milliards de dinars grèvent le budget de l’Etat, car, il  ne s’agit pas là d’autorisations d’engagement (AE) ou de crédits de paiement (CP), mais de rallonges budgétaires. Les autorisations d’engagement (AE) correspondent à l’engagement juridique de la dépense,  les crédits de paiement (CP) correspondent au paiement des dépenses engagées, une fois la prestation correspondante réalisée. La consommation des CP marque le dénouement de l’engagement juridique. Ouyhaia a ajouté que si nous voulons maîtriser les situations financières et promouvoir la   rationalisation des dépenses,  j’appelle les walis au même titre que les   ministres à se contenter actuellement de la mise en œuvre de ce qui est   inscrit et à veiller à l’appliquer au meilleur rythme. Il a plaidé également pour la prise en charge de la maintenance des   structures et des infrastructures réalisées dans le cadre des programmes de développement quinquennaux. Exemple illustratif : Le budget d’équipement alloué au secteur des transports et travaux publics,  dans le cadre du PLF 2019, s’élève à 279,44 milliards de dinars contre 380,77 milliards de dinars en 2018, soit une baisse de 26,6 %. Mais une enveloppe de 250,177 milliards de dinars  du budget d’équipement a été consacrée à la réévaluation du programme sectoriel en cours de réalisation, tandis qu’un montant de 29,26 milliards de dinars a été alloué à la réalisation du nouveau programme. Cette enveloppe  est destinée spécialement à l’achèvement de projets ferroviaires et routiers stratégiques à haut rendement socio-économique, notamment ceux qui  connaissent un taux d’avancement important ou ceux qui seront prochainement  réceptionnés.  
M.A
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