Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Belkacem Zeghmati a affirmé, mercredi à Alger, que les officiers de Police judiciaire disposaient des qualifications de haut niveau et bénéficiaient, en outre, de formation continue dans des écoles spécialisées et de formation supérieure à l'étranger.

En réponse aux préoccupations des membres du Conseil de la nation, lors d'une plénière consacrée à l'examen d'un projet de loi modifiant l'ordonnance 66-155 du 8 juin 1966 portant Code de procédure pénale, M. Zeghmati a déclaré que "les officiers et agents de Police judiciaire, tous corps confondus, avaient tous des qualifications de haut niveau dans ce domaine".

"A l'exception de quelques rares cas, les officiers de Police judiciaire ont un niveau d'étude élevé, en sus de leur formation continue dans les écoles spécialisées et de formation supérieure à l'étranger", a-t-il assuré.

Répondant, par ailleurs, à un membre du Conseil de la nation qui a soulevé le problème de "non respect des droits de nombre d'habitants, poursuivis pénalement, de la commune de Debdeb, relevant territorialement de la daïra d'In Amenas (Illizi), le ministre a insisté que "toute personne arrêtée et présentée devant une juridiction à le droit au respect de son droit à la défense", ajoutant que "ni le Parquet, ni l'Instruction ou le Juge de peines ne peuvent engager une procédure en dehors de ce qui est prévu par la loi ou sans se baser sur les preuves fournies".

Affirmant que "la justice ne pouvait trancher sur la base de simple dénonciation", il a rappelé que "les sanctions du Code pénal étaient sévères dans les affaires d'atteinte à la sécurité nationale".

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