Le Directeur général de la Sûreté nationale, le Colonel El Habiri a appelé, lundi à Alger, à conforter la relation scientifique entre l'institution sécuritaire et l'université, notamment dans le domaine de la gestion opérationnelle et l'utilisation des technologies modernes dans les investigations pénales afin de renforcer les capacités de la police en matière de lutte contre toutes formes de criminalité.

"La consolidation du partenariat scientifique qui tend à allier recherche universitaire et questions sécuritaires, notamment dans le domaine de la gestion opérationnelle et l'utilisation des nouveaux moyens technologiques dans les investigations pénales constituent le meilleur exemple des mesures concrètes visant à construire les capacités de la police en matière de lutte contre la criminalité", a-t-il affirmé dans une allocution, lue en son nom par le contrôleur de police, Ferragh Ali qui a présidé l'ouverture de la 79e édition des journées d'information sur les missions des services de la Sûreté nationale sous le slogan "la Sûreté nationale accompagne les étudiants et les chercheurs". Ce partenariat a pour objectifs de "relever les défis résultant des menaces et risques aux plans national, régional et international,  apporter l'aide technique à la Sûreté et les prestations à la justice dans le domaine des preuves pénales et échanger les informations, les expertises et les expériences dans le cadre de la coopération nationale et internationale, a ajouté M. El Habiri. Soulignant que "le monde fait face, aujourd'hui, à diverses menaces sécuritaires induites par la propagation de différentes types du crime organisé, particulièrement la cybercriminalité, les crises d'immigration et les corrélations entre activités terroristes et crime organisé transnational, le Colonel El Habiri a appelé les services en charge de l'application de la loi à œuvrer "sur la base d'une solide coopération opérationnelle pour relever ces défis, prévenir toutes formes de violence et aspirer à un monde sécurisé et prospère". L'approche de la police algérienne a permis de réaliser des "résultats probants" dans ce domaine, a affirmé le Directeur général de la Sûreté nationale, mettant en avant sa disponibilité "à échanger son expertise et à soutenir les actions policières visant à lutter efficacement contre les différents formes du crime organisé transnational". Pour M. El Habiri, "la prise de conscience de l'importance des défis majeurs requiert de tout un chacun davantage d'initiatives et d'actions ainsi que l'adoption de nouvelles stratégies de lutte contre la criminalité". Partant, a-t-il dit la DGSN accorde "la priorité à la formation qu'elle a érigé en principe cardinal dans sa stratégie visant à développer et à moderniser ses différentes structures". La DGSN a mobilisé "tous les moyens disponibles au niveau de ses différents services pour former des compétences auprès des universités et Centres de recherche, conformément aux normes qualitatives et concurrentielles qu'offre chaque établissement d'enseignement pour permettre à l'élément humain de la Sûreté nationale d'acquérir de nouvelles connaissances dans le domaine des technologies modernes, d'augmenter les capacités scientifiques et opérationnelles et de renforcer l'innovation continue et les partenariats solides en matière de lutte contre le crime", a-t-il poursuivi. Cette coopération scientifique a permis, également, de concrétiser "les programmes de recherche et d'enseignement et d'assurer une formation de base et continue, et d'encadrer les élèves jusqu'à l'obtention de leurs diplômes universitaires, en sus de l'organisation de congrès et de conférences dans les domaines suscitant un grand intérêt pour la police algérienne et le renforcement de l'assistance juridique, scientifique et académique".

 

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