Par Mouloud Aoudia

Le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni a  participé hier, (mardi, 13 novembre), à Port d’Espagne (Trinité-et-Tobago) au Symposium spécial organisé par le Forum des pays exportateurs de Gaz ( FPEG) en collaboration avec le ministère de l’Energie et des Industries énergétiques de Trinité-et-Tobago. La rencontre a constitué une occasion majeure, pour les pays fournisseurs de gaz, de se pencher sur les défis actuels en matière de sécurité énergétique.

Mustapha Guitouni est d’ailleurs intervenu dans un panel consacré au gaz naturel et à la sécurité énergétique à long terme auquel ont pris part  également d’autres ministres de l’énergie membres du GECF. Le ministre a mis l’accent sur « deux principaux défis » que les pays membres du GECF sont appelés à relever conjointement, est-il souligné dans un communiqué transmis à notre rédaction. Le document ajoute :  « Le premier  défi est de satisfaire la demande d’énergie d’une population mondiale qui passera de 7,3 milliards d’habitants en 2015 à 9,2 milliards en 2040, vivant principalement dans les pays en développement, et en   milieux de plus en plus urbains.   Le deuxième est de satisfaire une demande d’énergie primaire prévue  d’augmenter de plus du tiers (35%) en 2040, en raison d’une économie   mondiale qui doublera de taille à l’horizon 2040, et en dépit des   améliorations de l’intensité énergétique du fait du progrès technologique, des politiques favorisant l’amélioration de l‘efficacité énergétique, et de la transition de la structure de l’économie mondiale vers le secteur des services moins énergivores .   Ces deux défis étant relevés, Guitouni  a évoqué le rôle primordial que  peut jouer le gaz naturel pour y faire face vu qu’ils sont conjugués aux problématiques du développement durable et du réchauffement climatique : Ce sont les avantages et les qualités indéniables du gaz qui le qualifient   pour être une énergie prioritaire pour assurer la sécurité énergétique à   long terme. En effet, le gaz naturel est abondant et peut subvenir aux besoins futurs   de manière durable. Selon le FPEG, les ressources de gaz naturel s’élève à 465.000 milliards de mètres cubes, dont 180.000 prouvées, correspondant à  130 années au rythme actuel de production.  Les chiffres de l’AIE sont   encore plus optimistes, avec presque 230 années de couverture.  Autour des questions débattues dans le panel, le ministre de l’énergie a évoqué plusieurs contraintes parmi lesquelles trois qui ralentissent   l’expansion du gaz naturel en dépit de tous ses avantages et qualités, note le communiqué cité plus haut.   En premier lieu, Guitouni a souligné les dangers de la désinformation   autour du gaz naturel qui influence encore très négativement l’opinion publique, en raison de la compétition qu’il subit sur tous les fronts.  En deuxième lieu, le ministre a évoqué la problématique de  l’investissement en rapport avec les politiques mises en œuvre  dans le   secteur de l’électricité dans certaines régions du monde et qui ont eu des   effets pervers sur les industries gazières.   A ce sujet, le ministre a illustré ses propos en citant les effets de   certaines politiques de développement des énergies renouvelables par  l’octroi de subventions massives sur la base d’une tarification basée sur   les coûts marginaux à court terme.  Cette tarification a été associée à un marché du carbone peu performant,   qui a eu pour effet pervers de favoriser le charbon au détriment du gaz   naturel.

M.A

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