El Ayoun occupée, 15 nov 2020 (SPService) Les forces d'occupation marocaines ont intensifié les opérations d'enlèvement et d'arrestation des militants des droits de l'homme sahraouis dans les villes occupées, et ce depuis le début du sursaut populaire à El Guerguerat ayant fait l'objet d'agressions par les forces militaires marocaines vendredi dernier en violation flagrante du Droit international.

Le militant des droits de l'homme et ancien détenu politique dans les prisons d'occupation marocaine, Ali Saadouni, qui a été remis en liberté mardi dernier est un militant des droits de l'homme sahraouis enlevé par les services de renseignement marocains à la ville occupée d'El Aayoune où il a été violenté verbalement et physiquement avant d'être remis en liberté.

"L'arrestation des militants sahraouis dans les villes sahraouies occupées s'est accentué de manière significative et ce depuis le sursaut populaire à El Guerguerat, phénomène devenu même quotidien", a fait savoir le même intervenant, soulignant que les foyers des militants se trouvent sous un blocus militaire.

Selon M. Saadouni, l'instrument de répression marocain est devenu hystérique en raison de la lutte pacifique des manifestants civiles sahraouis à El Guerguerat, notamment au vu de leur détermination à fermer la brèche illégale et l'appel à l'organisation d'un référendum sur l'autodétermination en vue de la libération du peuple sahraoui et l'établissement d'un Etat indépendant.

Les villes sahraouies ressemblent aujourd'hui à "une prison à ciel ouvert" entourées par le mur de l'humiliation et de la honte, a-t-il dit, soulignant que "les arrestations politiques, les enlèvements, les harcèlements et le pillage des ressources sont devenus le quotidien des sahraouis au vu et au su des Nations unies".

Il a en outre ajouté que son expérience avec les arrestations avait commencé en 1998, alors qu'il tentait, avec d'autres militants, de rejoindre les camps de gloire et de dignité. A ce moment-là, ils ont cherché refuge dans le plus grand camp de la MINURSO. Malheureusement, les forces de cette dernière les ont remis à l'armée d'occupation marocaine. "Nous avons été interrogés pendant plus d'un mois, sans procès", a-t-il dit.

S'agissant de la situation des détenus sahraouis dans les prisons marocaines, Ali Saadouni a précisé qu'ils sont incarcérés pour de fausses accusations, dont le but est de se venger des militants politiques.

Dans ce sillage, il a expliqué qu'une fois le verdict rendu, le transfert forcé vers les prisons de l'occupation marocaine aura lieu, sans parler de la négligence médicale délibérée et systématique à l'encontre des prisonniers, de l'incitation des prisonniers contre les détenus politiques, et de l'interdiction d'accès à l'information et la communication, en sus de nombreux moyens de répression.

Il a également souligné que les détenus menaient des grèves de la faim dans le cadre de leur lutte pacifique à l'intérieur des prisons d'occupation marocaines.Et d'insister que le peuple sahraoui ne capitulera pas et poursuivra la lutte jusqu'à l'atteinte de son objectif, à savoir l'indépendance du Sahara Occidental. (SPS)

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