Le Premier ministre sahraoui, Mohamed Wali Akeik a appelé, samedi à Boumerdès, le Conseil de sécurité et le Secrétaire général des Nations unies à l'impératif "d'assumer l'entière responsabilité" dans la protection du peuple sahraoui désarmé, face à la politique "de répression de l'occupant marocain".

Le peuple sahraoui subit "une réelle politique de répression pratiquée par le régime d'occupation marocain, accompagnée d'une campagne médiatique inique, d'un blocus intense contre les Sahraouis, d'une confiscation des libertés et d'un pillage des ressources naturelles", a déclaré le Premier ministre sahraoui à l'ouverture de la 10ème édition de l'Université d'été des cadres de la République arabe sahraouie démocratique (RASD). Face à "ces pratiques répressives, nous demandons, aujourd'hui et plus que jamais, de permettre à la Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara Occidental (MINURSO), d'exercer son rôle qui lui sied dans la protection et la surveillance des droits de l'Homme et l'établissement de rapports à cet effet et de ne pas fermer les yeux sur les actes criminels perpétrés par le régime d'occupation marocain dans la région", a-t-il soutenu. Le Premier ministre sahraoui a également insisté sur l'impératif de "faire pression sur l'occupant marocain pour lever le blocus multiforme imposé dans les territoires sahraouis occupés qui prive les Sahraouis de leurs droits les plus élémentaires notamment la liberté d'expression, les droits de manifester pacifiquement et de se déplacer".

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