Concernant l’intérêt de ce poste frontalier, M. Ziani estime qu’il a «une portée stratégique, puisque le marché Mauritanien bien que petit demeure important et un positionnement dans ce marché n’est pas négligeable». Mais, le marché mauritanien a également une portée plus importante du fait qu’il représente une porte qui peut s’ouvrir vers Dakar jusqu'à Bamako , c’est la route nord-sud.

Les opérateurs économiques algériens sont unanimes, l’ouverture d’un nouveau passage frontalier du côté de la Mauritanie «ouvre les portes économiques vers l’Afrique».  Abdelwahab Ziani, président de la fédération agroalimentaire et président du Consortium des producteurs d’aromes, conforte la décision des autorités algériennes dans l’ouverture de ce poste frontalier entre l’Algérie et la Mauritanie. Contacté par «algérie-medinfo», M. Ziani abdelwahab, un opérateur économique averti et ayant déjà acquis des parts de marché en Afrique, a estimé que «l’ouverture du nouveau poste frontalier est le fruit de demandes pressantes des opérateurs économiques algériens qui ont précédé le travail et multiplié les relations commerciales avec les opérateurs mauritaniens». Rappelant qu’«un travail conjugué a été accompli depuis 2017, entre des opérateurs Algériens et Mauritaniens, avec déjà une présence de plus en plus remarquée d’opérateurs Algériens en Mauritanie, dans des domaines divers. Certains opérateurs ont émis le vœu de voir les autorités encourager plus les opérateurs en optant pour l’institution d’un poste frontalier et l’aménagement d’infrastructures routières. Le souhait est partagé également par la population surtout de la région du sud-est qui se trouvera conforter ainsi par une ouverture qui permettra à l’Algérie d’avoir une voie stratégique et une porte vers l’Afrique, en complément de la porte malienne et nigérienne, où l’Algérie s’attelle à finaliser le fameux projet de la transsaharienne». Concernant l’intérêt de ce poste frontalier, M. Ziani estime qu’il a «une portée stratégique, puisque le marché Mauritanien bien que petit demeure important et un positionnement dans ce marché n’est pas négligeable». Mais, le marché mauritanien a également une portée plus importante du fait qu’il représente une porte qui peut s’ouvrir vers Dakar jusqu'à Bamako , c’est la route nord-sud, comme l’appellent communément certains opérateurs. «Tous les transporteurs routiers marocains transitent par cette zone. En attendant d’ouvrir la frontière Algéro-Malienne qui est aussi bien intéressante, nous avons cette voie de la Mauritanie qui descend jusqu'à Dakar et Bamako», relève Ziani. Les opérateurs économiques Algériens ont effectué trois voyages à Nouakchott, avec en prime des rencontres avec des hommes d’affaires, suite à cela une foire de la production Algérienne a été organisé, à Nouakchott, du 30 avril au 7 mai 2017. M. Ziani déclare que «cette foire a connu un franc succès pendant 5 semaines, en présence de beaucoup de producteurs algériens, ce qui a permis aux Mauritaniens de découvrir les produits Algériens de qualité. Les représentants d’entreprises Algériennes sont déjà installés en Mauritanie, avec des shows room et des partenaires. Les produits Algériens offrent une opportunité du fait qu’ils obéissent à l’équation qualité-prix. Afin de parfaire la stratégie de déploiement, les opérateurs ont entamé des contacts avec les transporteurs Algériens tels que (flèche bleu et numilog) qui ont été réceptifs, afin de commencer des essais à blanc». Rappelant que «les opportunités qui s’offraient aux Algériens étaient importantes, avant le coût de l’exportation vers la Mauritanie était onéreux entre 2 000 et 2 500 euros le conteneur avec l’obligation de contourner le Maghreb pour arriver à l’Atlantique. Je dis aujourd’hui que ce qui est intéressant avec le nouveau passage frontalier, c’est que les opérateurs Algériens pouvaient exporter et même importer, cela est à même de s’intégrer dans le sillage de la nouvelle politique ambitieuse prôné par les autorités algériennes en vue de se positionner dans un continent Africain à fort potentiel». M. Ziani a indiqué qu’«une demande a été faite à la Banque d’Algérie par les opérateurs, en vue d’élargir le nombre d’incoterms de trois à quatre, en ajoutant le Troc, qui permettra, l’échange de marchandises, option déjà en usage dans la région. Expliquant que «les marchandises Mauritaniennes, voire même sénégalaises et maliennes, peuvent dans un cadre plus organisé être échangé avec des produits Algériens, ce qui réduirait aussi le phénomène de la contrebande qui représente une saignée économique pour notre pays». Partant de ce principe, les autorités algériennes par l’entremise du ministre de l’Intérieur et des collectivités locales, Noureddine Bedoui, ont répondu par un signal fort aux appels des opérateurs pour signifier que les autorités s’engagent vers cette route du sud et les options et variantes existent. Dans ce cas de figure le groupe Logistrans est à même de faire du regroupage de marchandises Algériennes et envoyer jusqu'aux confins de l’Afrique tout en maitrisant le fret, avec une route dont l’ex SNTR a déjà travaillé depuis des décennies, et qui possède une expérience avérée. Le travail politique étant fait, les postes installés et les douanes des deux parties également et la liberté d’exporter représente une étape, qui sera suivi par d’autres, d’autant que les autorités Algérienne, s’attelle également à peaufiner le projet de la Transsaharienne, qui aidera encore plus à garantir une percée en Afrique. Par Abdelhafid S.

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