L’histoire atypique d’un investisseur accompli

La réussite de l'homme d'affaires et industriel, Mohamed Bairi, est aujourd'hui un exemple à prendre dans le milieu des affaires. Et peut-être même à enseigner dans les écoles de management tant le concerné s’est distingué par un parcours professionnel digne des grandes réussites dans le monde des affaires.

D’ailleurs, tous les réseaux d'informations évoquent avec beaucoup d'enchantement la réussite historique et l’ascension de Mohamed Bairi. La nouvelle stratégie du Forum des chefs d'entreprises (FCE) se base justement sur le développement des nouvelles compétences en prenant en compte la réussite des Algériens qui ont réussi leurs investissements à l’exemple de Bairi. Ce dernier s’illustre par une réussite et une persévérance, tout en mettant en œuvre une vision stratégique et du management. Devenu rapidement un élément clé dans la sphère économique, très actif au sein du Forum des chefs d’entreprise et un des pionniers dans le secteur automobile, Mohamed Bairi appartient à la nouvelle génération des managers Algériens. Il a été parmi les premiers initiateurs à mettre les jalons du Forum des chefs d’entreprises. Il est né le 24 août 1970 et a obtenu après un cursus un diplôme en management et marketing en 1992 à Bruxelles. Chez les Baïri, famille de notables de la région de Lakhdaria (Bouira), Mohamed est connu dans le domaine de l’agriculture et le commerce de matériaux de construction. Mais son ascension a débuté avec l’automobile et, à 27 ans, il devient agent agréé à la SONACOME. Jeune ambitieux, Bairi lança sa première affaire en 1988. À l’époque, il vendait des pièces détachées Sonacome, le constructeur algérien de camions et de bus. C’était du temps où l’État avait le monopole. Le monopole public sera levé au début des années 1990. Le parc automobile algérien a vite pris de l’ampleur et il fallait répondre à une demande très importante en termes de pièces de rechange. Cela ne pouvait se faire qu’à travers des opérations d’importation. Dès lors, Bairi pris les devants en tissant un partenariat solide avec Necotrans, un groupe français présent sur l’ensemble du continent. Et en 1999, les deux parties renforcent leur partenariat en créant Ival Spa. Cette entreprise de droit algérien, dotée d’un capital social de 4 millions d’euros, importait et distribuait des véhicules industriels, utilitaires et de tourisme.

En 2006, il devient président de la puissante Association des concessionnaires automobiles d’Algérie

L’ascension de Bairi ne s’arrêta pas là. Il réussit le pari de consolider sa position en  étant à la tête d’Ival Algérie, distributeur des marques Iveco et Mazda. En 2006, il devient président de la puissante Association des concessionnaires automobiles d’Algérie (AC2A). Un challenge qu’il a réussi à relever en mettant en place un cadre de concertation et de dialogue entre les membres de l’association et, également, avec les représentants des institutions publiques. Bairi devint un élément clé au sein du FCE qui deviendra une force de proposition. Par ailleurs, le président de l’AC2A milita pour le professionnalisme dans le secteur automobile, asseoir les bases d’une véritable industrie automobile et promouvoir une industrie privée à caractère producteur et citoyen. Les efforts consentis par Bairi lui ont valu une grande consécration. C’est ainsi qu’en octobre 2010, le président directeur général du groupe Ival, représentant du groupe Fiat, a été élevé au titre de chevalier de la République italienne et ce, en reconnaissance de ses efforts pour la promotion de l’image des produits italiens en Algérie. Cette distinction, signée par Giorgio Napolitano, le président de la République italienne, et contresignée par le chef du gouvernement, Silvio Berlusconi, illustre l’ascension de Mohamed Bairi voit son rêve se concrétiser avec la volonté affichée des pouvoirs publics de développer une industrie automobile, avec la réalisation d’un projet industriel lancé en 2015, pour le montage des camions IVECO. La mise en exploitation de l’usine de montage de véhicules de marque Iveco, sise dans la zone industrielle de la commune d’Oued El Berdi dans la wilaya de Bouira, interviendra fin 2018. En réalisation sur une surface de plus de 100.000 m2, dans la zone industrielle de Sidi Khaled, cette usine d’assemblage de véhicules comptera huit chaines de production équipées d’une technologie de pointe. Le projet est, en outre, doté d’une capacité de production de 5.000 à 10.000 véhicules/an (entre modèles utilitaires légers et camions porteurs). Réalisée sur une assiette de 3.000 m2 et employant 25 travailleurs, l’unité de montage d’Ouled Haddadj compte une chaine de montage (en système CKD), dotée d’une capacité de 2,5 véhicules/jour (soit 750 à 800 véhicules/an) de type Iveco Daily (3,5 tonnes). M. Bairi, qui a fait de l’émergence d’une véritable industrie automobile son cheval de bataille, compte développer et promouvoir les volets intégration et production locale de pièces détachées, et ce dans un objectif d’atteindre un taux d’intégration de plus de 20%, voire 25%. Ce projet n’est pas le seul à être mis en avant par celui qui a voué son capital expérience à la création des richesses. Bairi mettra son expérience aussi au service du groupe au sein du FCE où il s’imposera comme un des acteurs les plus actifs, ce qui lui a valu d’être choisi à la vice-présidence de l’organisation au temps de l’ex-président, Réda Hamiani, puis, de l’actuelle président, Ali Haddad.

 

 

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