Le potentiel d’économie d’énergie dans le secteur résidentiel (ménages) en Algérie, le plus énergivores du pays est de 36 %, a indiqué mercredi à Alger, le directeur des projets au sein de l’Agence de promotion et de rationalisation de l’utilisation de l’énergie (APRUE), Kamel Dali. 

Intervenant à l’occasion d’une conférence autour de l’efficacité énergétique en Algérie lors de la 3ème édition du Salon de l’Electricité et des Energies renouvelables, le même responsable a fait savoir que le potentiel d’économie d’énergie dans le secteur résidentiel en Algérie représente près de 8.766 GwH, ce qui représente 36% de la consommation totale de ce secteur.  "Portée par les équipements électroménagers, la consommation du secteur résidentiel (c'est à dire chez les ménages) est la plus importante du pays, suivie du secteur industriel", a-t-il étayé, estimant que la priorité est de lutter contre le gaspillage dans le secteur résidentiel car ce dernier ne produit pas de richesse contrairement à l’industrie et les transports. Soulignant la nécessité de la mise en oeuvre de différents outils permettant d’assurer une plus grande efficacité énergétique, M. Dali a rappelé que le premier programme d’efficacité énergétique en Algérie a été mis en place au niveau législatif en 2006 puis révisé en 2011 et 2015. Par ailleurs, l’intervenant a indiqué que la structure de la consommation annuelle d’énergie finale à travers le pays est de 48 millions TEP (tonnes équivalent pétrole), le secteur résidentiel représentant  36% de ce total. Le  transport représente pour sa part 32% et le secteur du bâtiment 22%. Le manque d’efficacité énergétique au niveau des ménages, a expliqué le représentant de l’APRUE, est notamment influencé par "l’inondation du marché national par des appareils électroménagers et des équipements électriques non performant et parfois n’obéissant à aucune norme d’efficacité énergétique". Selon lui, cela s’explique par une offre variée visant à rendre accessibles au consommateur les différents équipements avec des niveaux variables de performance énergétique. Pour faire face à cette tendance, M. Dali a évoqué les différentes perspectives de l’APRUE s’appuyant sur le renforcement de l’étiquetage énergétique des équipements ménagers ainsi que la révision de la réglementation en introduisant des seuils minimum de performance énergétique. Il a en outre souligné l’intérêt d’un travail de communication et de sensibilisation au profit du grand public. D’autre part, le même responsable a rappelé l’évolution de la consommation énergétique du pays qui a enregistré un taux d’évolution de  17,6% entre 2017 et 2018.

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