Après un ralentissement marqué en 2017, la hausse des prix du pétrole de 20% a permis à l’économie algérienne de reprendre de l’allant depuis le début de l’année. C’est ce que relève la Compagnie française d'assurance pour le commerce extérieur (Coface) dans une de ses dernières notes consacrée à l’Algérie et dans laquelle elle note que « la hausse des dépenses budgétaires devrait continuer d’être le principal moteur de l’activité » dans notre pays.

Les recettes d’exportations d’hydrocarbures, qui représentent 93% des volumes exportés, ont augmenté de 19,5 % en glissement annuel au cours du premier trimestre, selon la Coface qui pointe, cependant un manque d’investissement dans le secteur pétrolier au cours des dernières années. La Coface estime, toutefois que la hausse de la production gazière devrait cependant compenser une plus faible progression de la production de pétrole. « Alors que l’investissement public devrait rester dynamique (construction des logements AADL, modernisation du port de Annaba), la baisse des importations en biens d’équipement reflète un affaiblissement de l’investissement privé », constate la Coface qui note, à ce propos, que « les limitations imposées sur les intrants continueront néanmoins de pénaliser les entreprises industrielles qui restent dépendantes des importations ». Le financement non conventionnel (recours à la création monétaire) mis en place en septembre pourrait cependant conduire à une hausse du niveau général des prix qui serait renforcé par la mise en place des nouvelles barrières tarifaires venant remplacer les interdictions d’importer. Pour la Coface, les subventions et les dépenses sociales ne devraient pas être supprimées à l’exception d’une moindre prise en charge du coût des énergies qui devrait entraîner une hausse du prix du gaz et du pétrole à la pompe. « Le déficit public devrait être financé directement par des emprunts effectués auprès de la banque centrale. La dette publique devrait augmenter en conséquence. Le recours à l’endettement extérieur reste pour le moment exclu par les pouvoir publics », relève encore l’organisme français de garantie des exportations.

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