Selon Halim Kasmi  «La modernisation de l’économie algérienne, sa compétitivité face à tous ses concurrents futurs requièrent une mise à niveau des savoir-faire et des pratiques logistiques.»


Plusieurs phénomènes interviennent dans le développement de la logistiuqe en Algérie. Pourtant cette activité représente l’axe principal de développement de l’économie ainsi que la promotion de nos entreprises de production. Le ministre du Commerce, Said Djellab a insisté sur l’objectif de faire de l’année 2019, une année des exportations de la production algérienne vers l’étranger. Cependant toute exportation doit avoir une assise logistique fiable permettant de booter la production algérienne a l’international et vis versa.

KASMI Halim, cadre dirigeant à l’Entreprise Portuaire de Béjaia évoque avec beaucoup de détails la problématique de la logistique ainsi que les contours de cette activité clé au niveau portuaire, maritime, aérienne et routière. Il estime qu’il y a, dissymétrie dans l’évolution des trafics de marchandises par rapport à l’évolution des infrastructures portuaires, routières et ferroviaires. Il s’agit aussi du déséquilibre dans la répartition spatiale territoriale, avec un surdéveloppement économique et industriel des zones côtières. M. Kasmi relève l’Importance des coûts logistiques par rapport aux coûts, notamment des produits à l’importation. Il revient aussi sur la carence en inter-sectorialité et entreprenariat logistique. Dans cette contribution, il illustre avec beaucoup de génie la répartition du trafic national avec des exemples chiffrés : 120 millions de tonnes dont 42,3 millions de tonnes de marchandises générales, avec plus 723 mille passagers. Le foncier des ports maritimes est estimé à 750 hectares. La création du nouveau port centre (El Hamdania) d’une capacité de traitement de 26 millions de tonnes/an de marchandises. A l’horizon 2025, le réseau autoroutier desservira 40 wilayas  sur un réseau autoroutier de 5 500 Km, et l’extension du réseau ferrée sera portée à 6 000 Km. Avec la Route Transsaharienne , il y aura possibilité d’intégration économique de six (06) pays (Algérie, Tunisie, Niger, Mali, Tchad et le Nigéria). A l’horizon 2025, le réseau autoroutier desservira 40 wilayas  sur un réseau autoroutier de 5 500 Km, et l’extension du réseau ferrée sera portée à 6 000 Km. Avec la Route Transsaharienne, il y aura possibilité d’intégration économique de six (06) pays (Algérie, Tunisie, Niger, Mali, Tchad et le Nigéria). Il revient également sur la Typologie des ports en Algérie. Dénotant que Gâte way- Port desservant un large arrière-pays : Port régional généraliste desservant un arrière pays limité : Port industriel, prédominance des marchandises en vrac dans le trafic : Port d’exportation. A cet effet, M. Kasmi relance le débat sur l’importance de libérer l’investissement privé au niveau de certaines activités portuaire propres à la logistique. Un aspect qui a pour tendance le développement de la Chaine Logistique (Supply Chain) par le biais du transport de porte à porte (bout en bout). Puisque Les enjeux du transport de bout en bout se passent au niveau du port et des points de rupture de charge. Les recommandations sont justement énumérés comme suite :  Des infrastructures/superstructures spécifiques (Entrepôts logistiques) implantés dans les lieux privilégiés : La nécessité de l’implication de la puissance publique dans ce processus pour assurer la localisation appropriée des terrains ainsi que leur taille etc… : Fixer un cadre réglementaire pour éviter le mitage du territoire par des activités logistiques déstructurées : Création d’une Agence Nationale de la Logistique, qui mènera toutes les réflexions d’implantation, d’aménagement, de prospective règlementaire et d’activités. M. Kasmi a estimé que La logistique doit être une partie prenante de la stratégie nationale des transports, de la stratégie industrielle et de la réflexion globale sur l’aménagement du territoire. Algerie-medinfo

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