Par Mouloud Aoudia

Les prix des céréales  (blé, céréales secondaires, riz) ont connu une diminution (une chuté de 1,1%)  au cours du  mois de novembre. Et, il n’est pas exclu que cette tendance se poursuive les semaines à venir.

C’est peut-être le moment où jamais pour l’office algérien interprofessionnel des céréales ( OAIC) de passer commander en vue de reconstituer les stocks de blé. Plusieurs facteurs dont l’augmentation  des exportations de blé,  l’intensification de la concurrence à l’exportation du maïs et l’arrivée de nouvelles récoltes de riz, ont fait que le prix des céréales  a baissé.  La facture des céréales, semoule et farine, représentant près de 37% des importations alimentaires de l’Algérie, a grimpé à près de 2,17 milliards de dollars de janvier à août 2018, contre 1,93 milliards de dollars à la même période de l’exercice 2017, soit une augmentation de 234 millions de dollars (+12,1%).  La facture est ainsi  salée, malgré le fait que la production nationale céréalière ait fortement  augmenté,  réalisant, à l’issue de la campagne 2017-2018, 60,5 millions de quintaux, contre 34,7 millions de quintaux enregistrés durant la campagne précédente, soit une hausse de 74,4%. A l’échelle mondiale, et selon   la FAO, les agriculteurs ne font pas une bonne moisson. Et cela apparaît dans les chiffres. En effet, la FAO a abaissé ses prévisions concernant la production mondiale de blé à 725,1 millions de tonnes en raison de récoltes moins importantes que prévu en Turquie et dans la Fédération de Russie. La projection pour  la production mondiale de céréales secondaires a également été réduite à 1 357 millions de tonnes en raison de la révision à la baisse des récoltes d’orge et de sorgho. Les nouvelles prévisions ne tiennent cependant  pas compte des révisions historiques récentes et significatives apportées par la Chine à ses estimations de la production céréalière, en particulier pour le maïs, qui sont en cours d’examen par la FAO dans la perspective des évaluations actualisées du début de l’année prochaine.  Quant à la production mondiale 2018 de riz, elle devrait atteindre un nouveau sommet de 513 millions de tonnes, ce qui représente une augmentation de 1,3% par rapport à 2017.  L’utilisation mondiale de céréales au cours de la saison 2018-2019 devrait, elle,  augmenter de 1,3% pour atteindre 2 649 millions de tonnes du fait du regain de vigueur des utilisations fourragères et industrielles du maïs. Toujours selon la FAO, les stocks mondiaux de céréales devraient s’établir à 762 millions de tonnes d’ici la fin de la saison en 2019, soit 6,5% de moins que leurs niveaux d’ouverture record. Les stocks de maïs devraient se contracter de 14%, tandis que ceux du blé devraient baisser d’au moins 12%. En revanche, les stocks mondiaux de riz devraient augmenter de 2,7% pour atteindre un niveau record de 177 millions de tonnes.

 M.A

 

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