Cadre juridique, apport à l’économie, inclusion financière...

Par Mouloud Aoudia

C’est sous la thématique « apports de la finance islamique à l’économie nationale, enjeux et opportunités» que s’est ouvert aujourd’hui  (samedi 24 novembre) au Palais de la culture Moufdi Zakaria d’Alger, le premier symposium algérien sur l’assurance et de la finance islamique (SAAFI 2018). Première du genre, cette rencontre professionnelle a ceci de  particularité qu’elle a  regroupé toutes les parties prenantes du secteur de la finance et de l’assurance.

Le symposium va  permettre à tous ces acteurs  de rencontrer des experts de renom aussi bien nationaux qu’étrangers venus de neuf pays. Bénéficiant du soutien de la Banque Islamique de Développement (BID) en tant que sponsor Gold, et aux côtés de neuf autres sponsors que sont l’AGB Bank, Salam Bank, Al Baraka Bank, la Trust Bank, Salam Assurance Algérie, la CNEP Banque, Cash Assurance et BADR Bank, le SAAFI 2018 retient également tout aussi naturellement toute l’attention des médias. Le but du SAAFI 2018 est de procéder à un benchmark par pays sur les différentes expériences, de succès ou d’échecs, observés à travers le monde dans l’implémentation de la finance islamique pour en tirer les meilleurs enseignements et mesurer ses retombées et ses apports à l’économie. Organisé conjointement par le cabinet conseil SAAFI, spécialisé dans la distribution et la conception des produits Takaful et la finance islamique, et l’Agence événementielle et de voyages MED VOYAGES, le symposium a été placé sous le patronage du Haut conseil islamique (HCI) et dont la direction scientifique est assurée par le professeur Mohamed Boudjellal représentant de cette institution. De nombreux participants à cette réunion ont expliqué qu’en Algérie, la finance islamique doit permettre de mieux financiariser l’économie par l’utilisation des Sukuk et la création d’une offre grand public. L’utilisation des Sukuk va, selon eux, permettre à l’Algérie de diversifier ses sources de financement externes et aussi contribuer au financement de ses entreprises nationales. Quant à l’offre de produits bancaires destinée au grand public, elle aura pour premier effet de soutenir le marché de l’immobilier et de la construction grâce à l’octroi de nouveaux crédits. Grâce à la mise sur le marché d’une offre grand public de comptes d’épargne sans intérêts et/ou participatifs, les banques arriveront à drainer de nouvelles ressources dormantes thésaurisées hors circuit bancaire. Christos Alexakis, expert financer, y était également présent. Il a relevé que la finance islamique est un système alternatif de services financiers, conforme aux principes de la Charia et aux normes éthiques divines recherchant à la fois un gain commercial équitable et un développement durable. Et de souligner : La finance islamique est un système adossé à des actifs réels et tangibles. L’argent n’a aucune valeur intrinsèque. L’interdiction de recevoir et de payer le riba revêt une importance particulière dans le système financier islamique. Christos Alexakis a également évoqué dans son intervention le cas de l’Algérie, affirmant que d’après une étude récente publiée en 2018, notre pays  figure dans le top 10 des pays enregistrant la plus forte augmentation du score d’inclusion financière. Selon cette étude, on trouve dans le top 10, la république kirghize, l’Algérie, l’Irak, le Congo Démocratique, la république de  Bahreïn, l’Indonésie, l’Uruguay, la Fédération de Russie, le Venezuela et la Moldavie. Et selon lui, la  finance islamique peut contribuer au programme d’inclusion financière que souhaite mettre en œuvre  l’Algérie.

 M.A

 

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