Résultat de recherche d'images pour "La Rage l'Algérie"L’Algérie déplore chaque année entre 15 et 20 décès par la rage canine, a affirmé samedi à Oran  le Directeur général de la prévention au ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Dr. Fourar Djamel, considérant la situation de "grave". 

Dr Fourar a souligné, en marge des travaux d’une journée d’étude sur cette maladie infectieuse, organisée à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre la rage, que "nous enregistrons quelque 90 cas de rage par an" parmi lesquels il est déploré 15 à 20 décès "ce qui est grave", a-t-il déclaré, faisant remarquer que "peu de gens vaccinent leurs chiens faisant fi des textes en vigueur". Le DG de la prévention au ministère de la Santé a insisté, dans ce contexte, sur la coordination entre différents secteurs en matière de lutte contre la rage "pour atteindre zéro cas de rage à l'horizon 2030", ainsi que sur la sensibilisation, notamment en milieu scolaire, signalant que "40 % cent des décès sont dus à des morsures dont sont victimes des enfants de moins de 15 ans." A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la rage canine, le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche a lancé une campagne de vaccination des chiens, à titre gracieux, à travers les wilayas du pays, a annoncé l’inspectrice vétérinaire au ministère, Dr. Karima Ouali, tout en affirmant que la vaccination est obligatoire pour lutter contre cette épizootie et que le ministère dispose d'un programme de lutte contre la rage en collaboration avec les secteurs de la santé et des collectivités locales pour atteindre zéro cas de décès par la rage d’ici à 2030. Les travaux de la journée d’étude, organisée par le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière à l'Ecole supérieure de formation paramédicale d’Oran, ont été marqués par des communications abordant, entre autres, "La situation épidémiologique humaine dans le monde et en Algérie" et "La lutte contre la rage et intersectorialité". Il a été question également de la programmation d'un colloque régional pour former les formateurs sur la prise en charge des personnes exposées au risque rabique.

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