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Propos recueilli par Abdel. S.

Dans ce bref entretien qu’il nous a accordé, Abdelwahab Ziani,  un opérateur spécialisé dans l’industrie agroalimentaire évoque avec nous la problématique de la production des arômes en Algérie. M. Ziani est à la tête du groupe (Arômes d’Algérie). Il est également président du Consortium Algérien des Fabricants d’Arômes.

Il saisi cette opportunité pour revenir sur les derniers développements du dossier des importations des arômes pour réaffirmer que les producteurs locaux d’arômes ont la capacité de réduire la facture des importations de plus de 120  millions d’euros laquelle s’élève actuellement à plus de 160 millions d’euros. La production locale, qui est à même de fournir un produit de qualité, est susceptible de couvrir environ 300% des besoins du marché national, laissant, donc une marge importante pour l’exportation.

Algerie-medinfo : Que représente le consortium sur le marché des arômes en Algérie ?

M. Abdelwahab Ziani : Le consortium est composé d’entreprises qui ont capitalisé, dans leur segment d’activité, plus de quatre décennies d’existence. Elles sont spécialisées dans la fabrication d’essences aromatiques, arômes liquide et arômes poudres, des émulations aromatiques, des pattes aromatiques pour les diverses industries agro-alimentaires, pharmaceutiques et cosmétiques etc... Le consortium couvre tout le territoire national et les entreprises membres du consortium disposent d’un savoir-faire permettant de proposer des produits d’arômes de qualité supérieure. Le consortium est également déterminé à reconquérir notamment le marché national ainsi que de nouveaux marchés à l’international en visant les pays d’Afrique et Moyen-Orient.

Comment percevez-vous ce marché, au vu des récentes réglementations régissant le secteur, dont celle qui a trait à la taxe supplémentaire provisoire préventive à l'importation, prévue par la LFC 2018, et avant cela la levée d’interdiction de l’importation des arômes ?

La levée d’interdiction de l’importation est pénalisante pour le producteur, surtout au vu de la situation qui prévaut, mais, avec les nouvelles taxes, qui ont pour objectif de protéger la production nationale. Ces mesures peuvent être incitatives, car elles feront la différence entre la production nationale et l’importation. Cependant, cela dépendra des taux à fixer, puisque depuis déjà une dizaine d’années que les entreprises importatrices ont été franchisées. Elles ne payaient donc même pas les 5% de droits de douanes. Nous sommes importateur de matières premières et nous payons des taux de 5% et 15%, alors que des gens qui importaient des produits finis, ne payaient même pas 5%. C’est pour cela que les producteurs étaient pénalisés.

Actuellement que représente la production nationale par rapport aux besoins du marché local ?

Bien sûr, les producteurs couvrent largement les besoins du marché, avec des produits diversifiés et de qualité, mais malheureusement, certaines mentalités complexes par rapport au made in n’aident pas à promouvoir la production nationale de qualité.

Est-ce que vous faites valoir ces atouts auprès des opérateurs et autorités, pour assurer les besoins du marché, en quantité et en qualité ?

Tout à fait. S’agissant de la qualité, j’affirme que c’est indiscutable! On capitalise un savoir-faire et une expérience avérée qui nous permettent d’être affirmatif quant à la qualité/prix de nos produits et à nos capacités à couvrir les besoins du marché national et international. Puisque certaines de nos entreprises de productions d’arômes sont présentent sur le marché international grâce à leurs produits qui sont exportés vers plusieurs pays notamment, l’Afrique.

 Quel est le niveau de la production nationale d’arômes ?

Pour toute la production cumulée, on dépasse largement 300% des besoins du marché national. Les capacités installées sont très importantes. Cependant, la facture d’importation s’élève à plus de 160 millions d’euros avec un tonnage d’environ 3000 tonnes importés. Dans ce cas précis, je déclare que la capacité de production du consortium est de plus de 17.000 tonnes. Ce qui nous pousse à expliquer que le consortium peut et capable de relever le défi et d’absorber facilement la demande.

 Qu’est ce qui explique que les producteurs locaux d’arômes qui ont fait leurs preuves n’arrivent pas à convaincre certains intervenants, comme nous l’avons vu avec la polémique concernant la crise des boissons ?

Ce que nous revendiquons c’est qu’on nous mette, importateurs et producteurs, sur le même pied d’égalité. Nous n’aimons pas le mot prohibé ou interdit à l’importation. Par contre, il est utile de mettre des taxes pour protéger la production nationale. Et là, on pourra voir que celui qui veut choisir payera le prix. Il faut dire que la décision d’interdire l’importation a eu pour effet de faire connaitre les producteurs. Un espoir de renaissance est né au sein des petites entreprises de production. Si, je dois parler des derniers événements qui concernent l’interdiction des produits aromatiques, je tiens à expliquer qu’elle concernait que trois positions tarifaires. Alors que les autres positions tarifaires étaient libres à l’importation. Nous somme pas d’accord avec la décision d’interdiction d’importation de certains produits à condition de mettre des taxes et les mesures de protection des filières de productions locale.   

 Quelle est la configuration du marché actuellement

Il y a environ 12 entreprises de production. La bonne chose dans cette bataille est qu’elle a permis aux aromaticiens de bouger. Ces entreprises, je le répète, sont capables de satisfaire les besoins du marché. Il est vrai qu’on a été pénalisé cette année vu qu’on a des stocks importants, mais on est serein et confiant pour reconquérir le marché. Pour les producteurs, il y a une dizaine d’unités installées sur toute la wilaya d’Alger et Blida, 3 dans l’Oranais et un producteur à Sétif. Plusieurs groupes ont pris attache avec nous en tant que consortium des fabricants d’arômes. Les autorités concernées sont donc informés sur les fabricants d’arômes qui sont de leur côté très satisfait. L’exigence c’est que les entreprises soient certifiées, chose logique et c’est pourquoi nous avons engagé dans un cadre bien organisé des démarches dans ce sens. Deux entreprises sont certifiées ISO et deux autres sont en cours de certification alors que le reste des entreprises attendent les opérations de certification.

 Quid de vos participations aux foires et salons, à l’image de Djazagro ?

Ce que je peux affirmer, c’est qu’on peut réduire la facture des importations de plus 120 millions d’euros. Cette somme représente le montant des importations des matières premières, alors que le reste peut être produit localement.

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